Le restaurant étoilé « Au Crocodile » à Strasbourg

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Invitation à découvrir la carte (27 août 2026) – article rédigé en toute liberté éditoriale

Une institution de la gastronomie strasbourgeoise

Difficile de parler des restaurants gastronomiques à Strasbourg sans évoquer Au Crocodile. Cette table étoilée fait partie des adresses emblématiques de la ville et possède une histoire qui remonte à plus de deux siècles.

J’ai récemment eu la chance d’y retourner à l’occasion du lancement de son nouvel Instant Déjeuner, une formule imaginée pour permettre de découvrir la cuisine du restaurant dans un format plus accessible.

Une belle occasion pour moi de redécouvrir les créations du chef Romain Brillat, mais également les différentes facettes de ce lieu chargé d’histoire.

L’Instant Déjeuner : une entrée, un plat et un dessert à 72 €

C’est la grande nouveauté du Crocodile : le restaurant propose désormais son Instant Déjeuner à 72 € par personne, hors boissons, disponible les jeudis et vendredis midi.

Et le principe est particulièrement intéressant puisqu’il ne s’agit pas d’un menu imposé.

Pour ce prix, chacun peut composer son déjeuner en choisissant une entrée, un plat et un dessert directement parmi les propositions de la carte.

Une formule qui permet donc de s’offrir l’expérience d’un restaurant étoilé à Strasbourg tout en conservant une véritable liberté dans le choix des assiettes.

La cuisine du chef Romain Brillat : produits d’exception et terroir

À la tête des cuisines, le chef Romain Brillat propose une cuisine gastronomique faisant la part belle aux produits d’exception, tout en accordant une vraie place au terroir et aux produits locaux.

Lors de ma venue, la carte proposait une belle diversité de produits, entre ormeaux, huître, homard bleu, turbot, omble chevalier, pigeon, bœuf ou encore chevreuil.

Les entrées

Pour débuter, trois entrées étaient proposées à la carte :

  • Foie gras de canard en gravelax, magret fumé, gelée au vinaigre de Gewurztraminer
  • Ormeaux de Plouguerneau, citron noir, algues, noisettes
  • Huître Tarbouriech farcie, servie tiède, lardon fermier, jus crémé

Des assiettes qui donnent déjà le ton, avec de très beaux produits et des associations travaillées.

Les poissons

La carte faisait également la part belle aux poissons et produits de la mer :

  • Demi-homard bleu sous sa raviole, risotto de sarrasin
  • Turbot pleine mer, haricots verts et beurres, jus d’arêtes au vin O2
  • Omble chevalier des Sources du Heimbach sur charbon, cerise et navet d’Alsace

L’omble chevalier est notamment un joli exemple de cette volonté de mettre en valeur le terroir, avec un poisson provenant des Sources du Heimbach associé au navet d’Alsace.

Les viandes

Du côté des viandes, trois propositions figuraient également à la carte :

  • Pigeon de chez Théo Kieffer, artichauts, jus de pigeon
  • Émincé de bœuf de la ferme des Belles Robes, pommes de terre nouvelles, truffe Melanosporum
  • Chevreuil d’été, aubergine et myrtille sauvage, cascara

Des desserts aux associations surprenantes

L’expérience se poursuit évidemment du côté sucré.

En pré-dessert, nous avons pu découvrir une création autour de la vanille de Madagascar en cristalline et de l’huile Cornicabra.

Une association entre vanille et huile d’olive qui peut surprendre sur le papier, mais qui fonctionne remarquablement bien. Ce fut clairement l’un de mes gros coups de cœur du repas !

Deux desserts étaient ensuite proposés :

  • Fraises de chez Jean-Marc, pesto de roquette, aneth
  • Chocolat Guanaja, pulpe de cacao

On retrouve ainsi jusque dans les desserts cette volonté de jouer sur les goûts, les textures et les contrastes, avec des associations qui sortent parfois des sentiers battus.

Des accords mets et boissons, avec une vraie alternative sans alcool

Pour accompagner les différents plats, le restaurant propose naturellement des accords mets et vins.

Mais j’ai particulièrement apprécié qu’une véritable alternative soit également proposée aux personnes ne consommant pas d’alcool.

J’ai ainsi pu profiter d’un accord composé d’infusions maison, pensées pour accompagner les différentes assiettes au fil du repas.

Et j’ai trouvé l’expérience vraiment intéressante ! On ne se contente pas ici de remplacer le vin par un jus ou un soft : les boissons sont pensées comme de véritables accords et évoluent en fonction des plats.

Une attention qui permet de profiter pleinement de l’expérience gastronomique, même sans alcool.

Une expérience privilégiée à la Table Émile Jung

Pour découvrir cette carte, j’ai eu la chance de vivre une expérience assez privilégiée puisque notre dîner s’est déroulé à la Table Émile Jung.

Installée directement face aux cuisines, elle permet d’observer le travail de la brigade : dressage des assiettes, derniers gestes avant leur départ en salle, préparation sous nos yeux…

Une immersion particulièrement intéressante et un cadre intimiste original.

Cette table rend évidemment hommage à Émile Jung, l’un des grands noms de la gastronomie alsacienne. Avec son épouse Monique, il reprend Au Crocodile en 1971 et participe largement à la renommée de l’établissement, qui atteindra notamment les trois étoiles Michelin en 1989.

Pourquoi le restaurant s’appelle-t-il Au Crocodile ?

Impossible de découvrir le restaurant sans s’arrêter devant son célèbre crocodile naturalisé !

Son histoire remonte au début du XIXᵉ siècle. Le capitaine Ackermann, soldat de Napoléon ayant participé à la campagne d’Égypte, aurait rapporté ce crocodile d’Égypte en 1801.

L’animal deviendra par la suite l’emblème de la maison et donnera son nom à cette institution strasbourgeoise.

Le lieu sera transformé en restaurant en 1840, marquant le début d’une longue histoire gastronomique qui se poursuit encore aujourd’hui.

Un restaurant chargé d’histoire

Au-delà de l’assiette, je vous conseille vraiment de prendre le temps d’observer les lieux.

La Grande Salle est particulièrement impressionnante avec sa verrière et son immense fresque réalisée par François-Adolphe Grison en 1874.

L’établissement abrite également plusieurs espaces et salons plus intimistes, à l’ambiance parfois beaucoup plus contemporaine et épurée.

J’ai trouvé particulièrement intéressant de redécouvrir toutes ces facettes du Crocodile. Derrière l’image du grand restaurant gastronomique strasbourgeois se cache finalement un lieu avec plusieurs atmosphères et surtout un patrimoine assez incroyable.

Mon avis sur Au Crocodile à Strasbourg

J’avais déjà eu l’occasion de découvrir Au Crocodile, mais cette nouvelle expérience m’a permis de porter un autre regard sur cette institution.

Bien sûr, il y a la qualité des produits et le travail réalisé dans les assiettes, mais ce qui m’a particulièrement plu est l’expérience dans son ensemble : le cadre, le service, l’histoire du lieu, l’immersion face aux cuisines et même les accords sans alcool travaillés autour d’infusions maison.

Le nouvel Instant Déjeuner à 72 € constitue à mon sens une jolie porte d’entrée pour celles et ceux qui souhaitent découvrir la cuisine d’une table étoilée à Strasbourg sans nécessairement opter pour un long menu dégustation.

Il s’agit évidemment toujours d’un budget consacré à une expérience gastronomique, mais pouvoir sélectionner une entrée, un plat et un dessert directement à la carte permet de découvrir l’univers du Crocodile dans un format plus accessible.

Une belle occasion de découvrir ou redécouvrir cette institution strasbourgeoise !


Au Crocodile
10 rue de l’Outre
67000 Strasbourg

Instant Déjeuner
– 1 entrée + 1 plat + 1 dessert à choisir à la carte
– 72 € par personne, hors boissons
– Jeudi et vendredi au déjeuner

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